TOUJOURS MOBILISES !

Photo Robert Ayache pour l'AR Hlm PACA & Corse

 

Si on en croit les services de l'Etat, la production de logements sociaux en 2018 sera beaucoup moins mauvaise que ce qu'on aurait pu croire. Attendons la fin de l'année pour avoir des chiffres précis, mais il semble de toute façon que les bailleurs sociaux de la région aient déposé un nombre conséquent de dossiers d'agréments de logements, assez proche finalement de celui de 2017. Dans la conjoncture et le contexte actuel, c'est une réelle performance et je tiens ici à mettre en avant la volonté forte des bailleurs de remplir la mission qui leur est confiée, envers et contre tout, celle de procurer des logements aux ménages modestes. Il n'y a aucun triomphalisme dans mes propos, plutôt la satisfaction de voir que, malgré tout, malgré les obstacles et les difficultés, nous "faisons le job", comme disent les anglais. Et même si nous savons que d'autres difficultés nous attendent en 2019, je crois que nous pouvons rester optimistes et continuer à ne pas baisser les bras. Nous sommes toujours mobilisés et nous le resterons, pour le service que nous devons rendre à nos concitoyens. Bravo aux organismes de la région et à leurs dirigeants ! Je leur souhaite ainsi qu'à vous tous une excellente fin d'année 2018.

Bernard Oliver, Président de l’AR Hlm PACA & Corse

 

LE RENDEZ-VOUS

GRANDE REACTIVITE DU MOUVEMENT HLM A MARSEILLE POUR LE RELOGEMENT

 

Le mouvement Hlm (bailleurs sociaux et Association régionale) a réagi vite face à l'urgence des besoins en relogement nés de l'évacuation de nombreux immeubles privés vétustes à Marseille. Tous les bailleurs sociaux ayant du patrimoine sur la commune ont proposé des logements disponibles à la location. Soliha Provence a été désigné par l'Etat et la Ville comme opérateur unique du processus. 

 

Depuis l'effondrement le 5 novembre de deux immeubles dans la rue d'Aubagne à Marseille, plus de 200 immeubles ont été évacués sur tout le territoire de la commune par mesure de sécurité. Plus de 1500 personnes ont dû être prises en charge par la Ville et hébergées en urgence dans plusieurs hôtels. Les bailleurs sociaux et leur Association régionale, se sont tout de suite mobilisés auprès de la Ville et de l'Etat pour trouver des solutions de relogement. Dix-sept bailleurs sociaux ont répondu présents à une première réunion partenariale le 15 novembre en Préfecture. Ils ont proposé 150 logements disponibles à la location. De son côté, la Préfecture a mobilisé le SIAO et les logements de son contingent. La Ville de Marseille a fait de même et ouvert un espace d'accueil.

 

Le bout de la rue Jean-Roque vers la rue d'Aubagne a été fermé au public et tous ses logement évacués par mesure de sécurité (photo Michel Couartou pour l'AR Hlm PACA & Corse)


Un opérateur unique qui agit en direct avec les bailleurs

Les 27 novembre et le 5 décembre, deux réunions ont été organisées avec la cellule de relogement co-pilotée par la Ville de Marseille et l'Etat, pour rationaliser le processus de relogement après un diagnostic social des ménages. Il s'agit notamment d'identifier dès que possible le caractère temporaire (le ménage pourra réintégrer son logement après travaux) ou définitif (l'état du bâti ne le permet pas) du relogement. Depuis le 11 décembre, un seul acteur : Soliha Provence, procède au rapprochement offre/demande dans le cadre d'une mission de maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale que les bailleurs sociaux avaient préconisée. Il dispose d'un délai de 15 jours pour désigner un candidat sur chaque logement proposé (au-delà le logement est remis à son réservataire). Le budget de cette mission assure les avances de paiement des frais de relogement à la charge des propriétaires ou de la puissance publique. Pour les relogements temporaires, Soliha est locataire en titre et sous-loue aux ménages relogés.

Cette sous-location permet une rapidité de réaction, une simplicité de procédure, un accompagnement social et une sécurisation du process pour les ménages et les bailleurs.

Depuis le 19 décembre, l'AR Hlm PACA & Corse participe aux travaux du comité de pilotage qui suit les démarches en cours. A l'heure où nous publions 46 ménages ont été relogés avant la mise en place de la MOUS, 75 logements sociaux sont réservés par Soliha et 23 dans le parc privé.

 (Contact Pascal Gallard)


LES BREVES

Forum "grand âge et autonomie" : première

nationale en PACA

Notre région a été la première à organiser le

27 novembre son forum "Grand âge et autonomie" inscrit dans la grande concertation nationale

sur ce sujet voulue par

le gouvernement. 

Pilotée par l'Agence Régionale de Santé

(ARS), cette rencontre

a été l'occasion pour l'Association régionale d'évoquer les différentes questions auxquelles les bailleurs sociaux sont confrontés pour répondre aux besoins de locataires veillissants : adaptation

des logements, services à domicile, création d'une dynamique intergénéra-tionnelle.... des sujets que nous aborderons dans les mois qui viennent dans le cadre de notre récent partenariat conclu avec la CARSAT Sud-Est au Congrès Hlm 2018. (Contact Pascal Gallard)

 

 

 

 
   

ACTU RÉGIONALE

 

Vente Hlm principes et réalité 

Dans le cadre du partenariat régional entre Action Logement et l'Association régionale Hlm, le CVRH d'Aix-Les-Milles a accueilli le 16 novembre une séance de travail sur la vente Hlm. Chrystel Gueffier-Pertin de l'Union sociale pour l'habitat et Philippe Sagnes, Directeur Régional d'Action Logement, ont évoqué les nouveautés introduites par la loi Elan, réalisé un état des lieux de l'activité de vente régionale depuis 2008 et présenté les modalités d'un partena-riat opérationnel avec Action Logement.

 

Compte-tenu de l'impact de la RLS, les partici-pants n'ont pu que constater la nécessité d'une dynamisation de la vente. Cette "relance" suppose une vraie réflexion stratégique interne. Elle pourrait se heurter au droit de véto accordé aux maires des communes carencées "ou susceptibles de l'être".

 

A l'inverse, au-delà d'une "sous-traitance" confiée à son Opérateur National de Vente (ONV) Action Logement propose un appui multiforme allant de l'analyse de la solvabi-lité des locataires jusqu'au relogement des ménages non-acquéreurs grâce à l'utilisation de ses logements réservés.

 

La nouvelle possibilité de recourir à la vente à rénover ou à la location-accession comme la simplification de la fixation des prix ou la sécurisation des accé-dants ont également suscité interrogations et débats.

 

 

Le tour de table final a traité de la commercialisation des logements PLS de plus de 15 ans dont la Loi autorise désormais la cession à des personnes morales.

(Contact Pascal Gallard)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ENTRETIEN

MARIE-EMMANUELLE ASSIDON : "L'EFFORT DE CONSTRUCTION DE LOGEMENTS A BAS LOYER DOIT ÊTRE MAINTENU"

 

La Préfète Déléguée pour l'Egalité des Chances des Bouches-du-Rhône se félicite de la mobilisation des bailleurs sociaux dans le relogement des familles évacuées de la rue d'Aubagne. Elle attend des résultats concrets grâce au plan "Logement d'abord" et veut renforcer l'impact sur le territoire de l'abattement sur la TFPB.

 

 

(Photo Préfecture des Bouches-du-Rhône)

 

 

 

Comment se passe la mise en place du plan "Logement d'abord" dans le département ?

Le plan logement d'abord, c'est 16 axes et plus de 50 actions. Pour l'année 2018, l'Etat s'est attaché à des actions structurantes comme le développement des places de maisons-relais, l'écriture de la charte de prévention des expulsions locatives avec le Conseil départemental et le lancement de la plateforme d'accompagnement aixoise. La promotion de l'accès direct au logement a toujours été un axe fort des services de l'Etat, en particulier dans le cadre du DALO.

L'abattement sur la TFPB est un moyen pour les bailleurs d'améliorer le cadre de vie de leurs programmes. Quelle orientation souhaiteriez-vous lui donner ?

La TFPB est un très bon levier pour améliorer le cadre de vie, et les bailleurs l'ont bien compris. Dans les Bouches-du-Rhône, notre choix est de déléguer les moyens dégagés par l'abattement sur la TFPB au "vivre ensemble". Nous travaillons en étroite collaboration avec la Métropole, l'AR Hlm PACA & Corse et l'USH sur l'élaboration des programmes d'action annuels, et nous souhaiterions collectivement améliorer l'articulation de ce dispositif avec le contrat de ville afin de renforcer son impact sur le territoire.

Les bailleurs sociaux ont déjà identifié plusieurs dizaines de logements qui pourraient être attribués aux ménages évacués de la rue d'Aubagne ou d'ailleurs dans Marseille. Comment les choses vont se passer pour ces ménages, et qu'attendez-vous des bailleurs dans la situation actuelle ?

Grâce à la mobilisation de tous les acteurs du logement, et particulièrement les bailleurs sociaux, des solutions temporaires et définitives sont déjà trouvées ou sont en cours, permettant d'éviter l'hébergement à l'hôtel, difficilement supportable pour les familles avec enfants. Le dispositif d'urgence ouvert dès le

5 novembre a ensuite été renforcé et pérennisé par la mise en place, par l'Etat et la Ville, d'une maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale (MOUS) confiée à Soliha Provence. J'attends donc des bailleurs qu'ils poursuivent l'engagement qu'ils ont démontré jusqu'à présent. 

D'une façon générale, comment qualifieriez-vous votre partenariat avec les bailleurs sociaux et avec l'AR Hlm PACA & Corse ?

Ce partenariat peut être qualifié d'essentiel à la fois avec les bailleurs et avec l'Association régionale. Le métier des bailleurs évolue, le besoin d'une plus grande proximité avec les habitants est de plus en plus prégnant, et ceci est d'autant plus vrai dans les QPV. De plus, le nombre de logements sociaux reste encore très insuffisant dans les Bouches-du-Rhône

(155 000), l'effort de construction de logements à bas loyers doit être maintenu. Dans le contexte actuel, suite au drame de la rue d'Aubagne, je tiens à remercier l'AR Hlm et les bailleurs qui sont aux côtés de la Ville et de l'Etat pour mobiliser les logements sociaux répondant aux besoins des familles évacuées.

 

 

Marie-Emmanuelle Assidon est diplômée de lettres modernes et de sciences politiques

Elle est chef de projet à l'Unesco en 1999

Et se consacre ensuite au conseil, sur plusieurs postes, entre 2001 et 2012

En 2012, elle est chargée de mission pour la presse et la communication au ministère des Affaires Etrangères

Nommée conseillère spéciale du ministre de l'Intérieur en 2014, elle conserve cette fonction auprès du Premier ministre entre 2016 et 2017

Elle est préfète déléguée pour l'égalité des chances auprès du préfet des Bouches-du-Rhône depuis septembre 2017


LES BRÈVES (suite)

Les relogements du PNRU de Marseille, bilan d'une plateforme

Le 15 novembre au Saint-Georges, les partenaires du renouvellement urbain

à Marseille se retrouvaient pour un bilan de l'action de la plateforme relogement. Créé en 2012, ce disposi-tif auquel les bailleurs contribuent pour les 

ménages dont les loge-ments doivent être démolis a permis le relogement de près de 600 familles. Un bilan quantitativement positif mais où l'équipe de Marseille Rénovation Urbaine relève une baisse récente des offres du fait de l'achèvement du PNRU. Les échanges ont mis en avant l'intérêt d'une offre

 

en acquisition-améliora-tion qui répondrait mieux aux besoins issus des sites du centre-ville. La Métropole préconise la reconduction du dispositif dans le cadre du NPNRU voire son extension aux demandes de mutations dans les sites concernés.

(Contact Pascal Gallard)

 

 

 

 

 

 


 

ACTU ADHERENTS

Un nouveau Président du Directoire à Unicil

Depuis le 1er décembre 2018, Eric Pinatel est Président du Directoire d'Unicil. Il succède à Jean-Yves Poulain qui a fait valoir ses droits à la retraite.

 

 

 

Qui fait quoi ?

La Lettre du Saint Georges est réalisée par Michel Couartou, rédacteur-en-chef, sous la responsabilité de Pascal Gallard, directeur de l’Association régionale, avec le concours de Florent Léonardi, Anne Chemier, Aurélien Deroche et Danièle Amet.

Illustration de tétière : CO2 Communication

Secrétariat de rédaction et diffusion : Danièle Amet.

Directeur de la publication : Bernard Oliver, président de l’Association régionale.

Les précédents numéros de la Lettre du Saint Georges peuvent être demandés au secrétariat de l'Association régionale.

Réalisation Midiaminuit
 

LE DOSSIER

LE "LOGEMENT D'ABORD" SE MET EN PLACE SUR LA REGION 

Le plan quinquennal "Logement d'abord" se déploie de façon expérimentale autour des deux territoires lauréats de l'appel à manifestation d'intérêt lancé par l'Etat, Nice-Côte d'Azur et Sophia-Antipolis, et de la mise en place de deux plateformes territoriales, dans le Pays d'Aix et à Fréjus-Saint Raphael.

 

Le concept de "logement d'abord" s'inspire du programme "Housing first" lancé à New York dans les années 90. Il suppose que le premier besoin d'une personne sans abri est d'avoir un foyer et que les autres problèmes (santé, emploi...) se régleront plus facilement ensuite. En septembre 2017, le gouvernement français a lancé un plan quinquennal pour le Logement d'abord et la lutte contre le sans-abrisme (2018 - 2022). Considérant qu'il était indispensable de territorialiser la mise en oeuvre de ce plan, l'Etat a lancé un appel à manifestation d'intérêt (AMI) auprès des EPCI pour identifier 15 territoires d'expérimentation qui bénéficieront d'un appui financier pour le faire. 

La Communauté d'agglomération de Sophia-Antipolis (CASA) et la métropole Nice-Côte d'Azur (NCA) sont les deux territoires retenus sur notre région. Parallèlement, la DRJSCS (direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale) a lancé une démarche régionale pour coordonner deux projets de plateformes territoriales d'accompagnement, à Fréjus-Saint Raphael et sur le Pays d'Aix. L'Association régionale fait partie du comité de pilotage de cette démarche. Il s'agit de travailler sur la mise en synergie des acteurs concernés pour modéliser une démarche de Logement d'abord qui soit susceptible d'être transposée à d'autres territoires. 

 

Objectif à terme : éradiquer le sans-abrisme. (Photo Michel Couartou pour l'AR Hlm PACA & Corse)

 

Amplifier les démarches très expérimentales qui existent déjà

Un deuxième enjeu, à côté de celui de la coordination des acteurs, sera celui de la participation effective du ménage à la décision du choix de logement. Non seulement il devra être associé aux différentes étapes, mais il devra aussi être partie prenante de la décision finale. A ce jour, trois réunions du comité de pilotage ont déjà eu lieu, en juin, septembre et novembre. Des cas réels et concrets sont étudiés pour aboutir à une vraie démarche pragmatique. Plusieurs réflexions menées aboutissent à l'éventualité d'une seule plateforme régionale qui centraliserait l'ensemble des problématiques, mais aucune piste n'est a priori écartée.

Parallèlement, l'AR Hlm PACA & Corse a organisé deux réunions inter-organismes de façon à faire émerger des pratiques de coordination et de représentation entre bailleurs. En effet, si le territoire de Fréjus-Saint Raphael ne regroupe que 3 bailleurs sociaux, celui du Pays d'Aix en compte 19. 

Le travail de ce comité de pilotage sera suivi pendant un an par le cabinet Panama Conseil qui devra rédiger à l'issue de la période un guide méthodologique à destination de tous les acteurs. Au final, il faudra trouver la bonne démarche pour amplifier et systématiser des actions jusque-là très expérimentales comme "Un chez soi d'abord", Coco Velten ou l'urgence sociale du SIAO. (Contact Anne Chemier)


LES PROCHAINS RENDEZ-VOUS

 
 
 

18 janvier

Comité de pilotage

Ouvrir la Ville

21 janvier

Séminaire d'équipe de l'Association régionale

29 janvier

Atelier régional

Qualité de Service

 

 

 

 

 

 

7 février

Réunion régionale

"Colonnes montantes électriques"

8 février

Club Maîtrise d'Ouvrage

19 février

CRHH Paca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AR Hlm PACA & Corse - Le Saint Georges

97 avenue de la Corse 13007 Marseille

Tél. : 04 91 13 73 26

Mail : bienvenue@arhlmpacacorse.com

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