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N°20 - avril 2015

 Deuxième vague d'enquête sur la qualité environnementale des logements sociaux neufs 

La deuxième enquête sur la qualité environnementale des constructions neuves de logements sociaux, commandée par l'AR Hlm PACA & Corse à la CERC, arrive à son terme. Le logement social continue, de toute évidence, à porter cette qualité environnementale au sein de l'ensemble des réalisation neuves. 

 

 

La Cellule régionale de la construction (CERC) vient de finaliser la synthèse de la deuxième étude qu'elle a réalisée à la demande de l'AR Hlm PACA & Corse sur la qualité environnementale des constructions neuves de logements sociaux. La première étude, dont les résultats furent présentés fin 2013, portait sur les programmes autorisés en 2011 (voir la Lettre DDSE n°8 de novembre 2013).

 

Celle nouvelle étude se base sur les logements sociaux autorisés en 2012 et 2013. L'enquête a été réalisée en ligne auprès de 37 bailleurs avec un questionnaire par programme mis au point par l'Association régionale et la CERC avec l'appui technique de l'association Envirobat BDM. Les bailleurs se sont fortement mobilisés puisque 32 d'entre eux ont répondu, renseignant 106 projets dont 93 ont été exploitables, correspondant à 3 211 logements neufs.

 

Le collectif est toujours prépondérant dans les programmes étudiés (88 %) et la surface moyenne par logement de 75 m2 pour un coût moyen de construction de 113 600 euros. Les bailleurs ont une bonne connaissance du niveau de performance énergétique visé avec près d'un tiers des programmes calés sur des performances liés à la RT 2012.

 

 

Information des locataires et suivi des consommations sont en hausse

Comme dans la première enquête, le logement social est toujours le porteur de la qualité environnementale dans le neuf. Alors qu'elle représente 6,3 % des logements autorisés sur la période (2012-2013), la construction sociale pèse 21 % des certifications qualité environnementale (BDM, H&E, HQE), soit 1 670 logements sociaux certifiés sur un total de certifications de 7 900 logements neufs en PACA.

 

Meme si les cibles énergétiques privilégiées par les bailleurs restent peu ou prou les mêmes (l'efficacité des équipements choisis, la réduction des consommations d'eau, la réalisation d'une analyse environnementale du site ou la mise en oeuvre de principes de l'architecture bioclimatique), certains postes sont en nette progression comme un suivi après livraison, l'information des locataires sur le bon usage des équipements ainsi qu'un suivi des consommations par poste ou par logement. 

 

 

Plus la démarche est complète et plus les bailleurs ont tendance à intégrer des compétences internes

L'analyse croisée des actions prévues par les bailleurs pour chaque projet permet d'identifier trois profils types qui se dégagent nettement de l'enquête, selon leur degré d'engagement environnemental. Chacun de ces profils représente à peu près un tiers de l'ensemble. Le premier groupe, à engagement minimum, n'a mis en oeuvre que 4 actions sur 20 identifiées, le deuxième, engagé dans une démarche partielle, en a finalisé 10,2 tandis que le troisième, dans une démarche dite complète, en est à près de 14. Ces trois profils affichent des coûts de construction différents, respectivement 113 000 euros, 116 000 euros et 122 000 euros.


Alors que dans le premier profil on note que  les bailleurs n'ont pas mis en place de compétence interne en matière environnementale (seuls 10 % d'entre eux l'ont fait), ni missionné d'AMO spécifique à la qualité environnementale (22 % seulement), près de 50 % des bailleurs du profil 3 possèdent une compétence interne et 60 % intègrent des critères environnementaux dans la sélection du maître d'oeuvre. Les bailleurs du profil 2 ont privilégié l'AMO QEB externe (à plus de 50 %) et les critères spécifiques dans la sélection de l'architecte.

 

 

 

 

  Une démarche       totalement intégrée aux   pratiques des bailleurs

 

 

 

 

Répartition des projets par démarche de qualité environnementale : 71 % dans l'enquête 2012 et 45 % dans l'enquête 2014. (document CERC - AR Hlm - 2014) 

 

 

 

L'entrée en vigueur de la RT 2012 a entraîné un recours moins systématique des bailleurs sociaux aux labels. Les certifications environnementales ont représenté, sur la période 2012-2013, 45 % des projets contre 71 % lors de l'enquête précédente. Il semble que les bailleurs s'engagent désormais dans une démarche de qualité environnementale sans recourir à une certification. Le savoir-faire et l'expertise deviennent des éléments acquis de la pratique des organismes Hlm et ils n'éprouvent plus le besoin de faire certifier leur démarche.  

 

Certaines actions sont moins souvent mises en oeuvre

Les aspects énergétiques sont systématiquement pris en compte, non seulement dans les phases de conception mais également à la livraison et après la livraison avec le souci des bonnes performances du logement. 

Cependant, l'enquête fait ressortir que certaines actions sont moins souvent mises en oeuvre et enregistrent même des baisses assez significatives. C'est le cas par exemple de l'emploi ou de la production d'énergies renouvelables (qui passe de 67 % à 35 %), le choix de matériaux à faible énergie grise (de 56 % à 20 %), de matériaux produits localement (de 38 % à 12 %) ou encore le fait d'exiger des qualifications spécifiques à la performance énergétique (de 60 % à 16 %).

 

 

  Julien Cappa : "Les aspects énergétiques sont privilégiés"

 

                  

Julien Cappa est chargé d'études "construction durable" à la CERC (Photo J. Cappa - CERC)

 

Quelle méthodologie avez-vous employée pour mener à bien cette enquête ?

Ce qui est central c'est la grille de 20 actions que nous avons identifiées et que chaque bailleur doit renseigner pour chaque programme. C'est grâce à cette grille que l'on peut mesurer le niveau de qualité environnementale des projets. 

 

Quelle tendance générale tirez-vous ?

Les bailleurs privilégient avant tout les aspects énergétiques. C'est logique. Ils sont gestionnaires des bâtiments et donc prêts à investir sur des éléments qui vont leur permettre des économies dans le temps. On voit qu'ils ont fait de gros efforts sur la pédagogie et le suivi des locataires.

 

Y a-t-il encore des marges de progression future selon vous ?

Globalement, la grande majorité des bailleurs sont satisfaits des niveaux de qualité environnementale atteints. Leur principale contrainte est financière, mais les bailleurs semblent tenir compte de ces contraintes pour intégrer le maximum d'actions de qualité environnementale et atteindre un niveau qu'ils jugent satisfaisant.

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  La lettre DDSE est réalisée par l'AR Hlm PACA & Corse, dans le cadre d'une convention partenariale avec l'État, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'Ademe.   arhlmpacacorse.com
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