Chiffres clés

Un tissu professionnel diversifié composé de

  • 39 organismes HLM
  • 12 Offices Publics de l’Habitat
  • 15 Entreprises Sociales pour l’Habitat
  • 11 Sociétés Coopératives Hlm

qui emploient 6 000 salariés et d’autres opérateurs immobiliers sociaux :

  • 1 SACICAP
  • 22 Entreprises Publiques Locales

Un parc locatif social en forte croissance

Au 1er janvier 2017 313 529 logements constituaient l’offre locative sociale des deux régions (299 414 logements en Provence-Alpes-Côte d’Azur et 14 115 en Corse). 288 155 étaient la propriété de bailleurs Hlm (274 345 en Provence-Alpes-Côte d’Azur et 13 810 en Corse).

Cette offre conséquente ne représente pourtant que 12 % des résidences principales, un taux inférieur à celui des grandes régions urbaines. Depuis près de 20 ans, tous les acteurs de l’habitat sont mobilisés pour participer au rattrapage de ce retard structurel.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, l’offre de logement social :

– est principalement concentrée dans les communes-centres des agglomérations et les pôles à forte vocation industrielle,

– très largement dominée par les logements de typologies moyennes : 39 % de types 3, 33 % de types 4

– en fort développement depuis 2000 avec une production annuelle qui a atteint près de 8 500 logements effectivement livrés en 2017

– bénéficie de performances énergétiques de qualité dues à une ancienneté moindre et à des investissements soutenus sur le parc existant. Au 1er janvier 2017, près de 54 % du parc était classé en étiquettes énergétiques A, B ou C.

Un partenariat indispensable avec les intercommunalités

Pour relever le défi de ces tensions, 31 intercommunalités sont engagées dans des démarches de Programme Local de l’Habitat (PLH). Parmi elles, 5 ont fait le choix d’être délégataires des aides à la pierre. Elles adaptent aux besoins spécifiques de leurs territoires, les outils permettant de favoriser la production de logements sociaux. En 2017, elles ont représenté près de la moitié des 10 846 logements sociaux nouveaux agréés.

Depuis 2000, malgré des conditions de production difficiles, la mobilisation de tous les acteurs : bailleurs sociaux, collectivités locales, services de l’Etat et Action Logement a permis de doubler l’effort de production. De 3 000 logements par an entre 2000 et 2011, le rythme des livraisons est passé à plus de 6 000 de 2012 à 2016. Il a atteint le niveau historique de 8 500 en 2017.

Un parc existant en renouvellement

132 quartiers prioritaires font l’objet d’interventions au titre de la politique de la ville. Ils représentent le tiers de l’offre locative sociale.

Parmi eux 41 sites vont bénéficier du Nouveau Programme de Rénovation Urbaine porté par l’ANRU les organismes Hlm et les partenaires.

Des parcs de logement aux vocations spécialisées

En Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse

– les conditions de marché limitent la part des ménages propriétaires-occupants à 54,5 % (pour 57,6 % en moyenne nationale). Avec 2 903 400 habitants cette population est composée de ménages de 2,23 personnes en moyenne et la personne de référence est plus souvent âgée : 62 % avaient plus de 54 ans en 2015.

– à l’opposé, l’offre locative privée accueille 27 % des ménages et 1 465 000 personnes. Il s’agit de petits ménages : 1,99 personnes en moyenne, à forte dominante jeune : 67 % des personnes de référence avaient moins de 54 ans en 2015.

– entre les deux, le parc Hlm loge 12 % des ménages soit 671 000 habitants. Sa vocation sociale se caractérise par une occupation plus familiale : 2,46 personnes en moyenne où les tranches d’âge intermédiaires dominent. 54 % des personnes de référence avaient entre 25 et 54 ans en 2015.

De très fortes tensions de marché qui bloquent les parcours résidentiels

170 000 ménages exprimaient une demande de logement social en 2017 dans les deux régions. La part des ménages de 1 à 2 personnes y était largement majoritaire (près de 60 %), un quart étaient déjà locataires Hlm et souhaitaient simplement changer de logement.

L’ancienneté moyenne de présence d’un locataire dans un logement Hlm était de près de 14 années en 2015, soit un niveau élevé. Peu compatibles avec les ressources de ménages modestes, les prix de marché en accession comme en location sont un obstacle à la mobilité. La rotation dans le parc social est une des plus faibles constatée en France. Elle varie selon les années, entre 7 et 5 % en moyenne, soit 15 000 à 20 000 logements disponibles pour les demandeurs en attente. A cette offre dans le parc existant doit être ajouté le flux, heureusement en forte croissance, des logements sociaux neufs livrés chaque année.

La population entrant chaque année dans le parc locatif social se caractérise par des ressources de plus en plus faibles. En 2016, elles ne dépassaient pas 13 800 € de revenu annuel moyen.

Une offre nouvelle adaptée aux besoins

De 2000 à 2017 les livraisons de logements sociaux se sont concentrées dans les territoires tendus. Selon les années, la production en communes SRU représentait 80 à 93 % du flux. Les zones A et B1, références de la tension maximale, accueillaient 62 à 90 % de la production.

Sur la même période la part des logements à loyers très sociaux, PLA-I ou programmes ANRU, a progressé de 4 à 30 % du flux annuel, tandis que l’offre PLS aux loyers plus élevés se stabilisait autour de 17 %.

Le logement social, un acteur économique de premier plan

Qu’il s’agisse de construction (en maitrise d’ouvrage directe ou en VEFA), d’entretien rénovation ou de démolition, les opérateurs du logement social de Provence-Alpes-Côte d’Azur ont généré en 2016 un chiffre d’affaires bâtiment de 1,2 milliards d’euros. Il représentait 12 % de l’activité régionale bâtiment et 57 % de la construction neuve en collectif. Ce volume correspond aussi à l’activité de 19 300 emplois directs ou induits de la filière bâtiment.

Si les conditions de financement sont toujours réunies, les nombreux agréments d’opérations accordés au cours des dernières années orienteront cette activité à la hausse.

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