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N°28 - janvier 2017

 Les bailleurs s'engagent de plus en plus en faveur de la qualité environnementale 

Les résultats de la 3ème enquête sur la qualité environnementale des constructions neuves de logements sociaux, menée par la CERC à la demande de l'Association régionale, montrent une intégration en réelle augmentation des aspects environnementaux et énergétiques dans les projets des bailleurs sociaux. 


La CERC PACA (Cellule économique régionale de la construction) vient de livrer les résultats de la 3ème enquête sur "la qualité environnementale dans les constructions de logements neufs des bailleurs sociaux en Provence-Alpes-Côte d'Azur". Menée à la demande de l'AR Hlm PACA & Corse, cette enquête permet de mesurer et suivre la volonté des bailleurs sociaux de la région d'aller vers une démarche de qualité environnementale ou de performance énergétique. Elle identifie, ce faisant, les freins et les obstacles et analyse de façon objective les projets des bailleurs du point de vue environnemental grâce à une grille de 20 "actions" spécifiques élaborée avec l'association EnvirobatBDM. Une première enquête a été menée en 2012, puis une seconde en 2014. Cette 3ème vague s'appuie sur des permis de construire obtenus en 2014 et 2015. Les bailleurs sociaux ont été invités par la CERC à répondre à un questionnaire en ligne sur chacun de leurs projets de construction neuve. Près de 70 % des bailleurs interrogés ont répondu à l'enquête qui a pu de ce fait analyser 80 projets représentant plus de 3 500 logements.

 

Depuis 2012, la CERC PACA mène l'enquête "Qualité environnementale des constructions neuves de logements sociaux".

 

Le mouvement Hlm reste un précurseur dans le domaine

D'une façon générale, cette 3ème enquête fait ressortir le fait que les bailleurs s'engagent de plus en plus fortement en faveur de la qualité environnementale. Dans un très grand nombre de projets, les aspects énergétiques sont intégrés depuis la phase de conception jusqu'à la livraison, en sensibilisant les futurs locataires pour garantir une bonne performance des logements. Si la demande de certification est elle aussi de plus en plus importante, elle n'est pas systématique et certains projets s'engagent dans une réelle démarche environnementale sans certification. L'enquête constate que le mouvement Hlm dans son ensemble reste un précurseur dans ce domaine par rapport aux autres acteurs de la filière construction. Il est vrai qu'il est toujours encouragé par des dispositifs financiers efficaces même si, d'une façon générale, le cadre budgétaire des bailleurs sociaux est plutôt de plus en plus contraignant.

 

Si on analyse une à une les 20 actions de la grille, on s'aperçoit que celles qui ont trait à la performance énergétique sont fréquemment mises en oeuvre, et en augmentation notable par rapport à la précédente enquête : mise en oeuvre des principes de l'architecture bio-climatique, mise en place d'équipements de suivi des consommations, test d'étanchéité à l'air, sensibilisation des futurs occupants. En revanche, la réflexion dans le choix des matériaux n'est pas particulièrement privilégiée : 11% seulement utilisent le bois au-delà de l'exigence réglementaire et 14 % favorisent des matériaux produits régionalement. D'autres points sont encore à améliorer comme par exemple mettre en place des outils de suivi de la production d'énergie renouvelable (26 %), ou exiger des qualifications spécifiques des entreprises (30 %).

 Le logement social "pèse" 45 % des certifications

Maison Bouer, l'Ecrin (Famille et Provence), coup de coeur du Concours Bas Carbone 2015 (Solari et associés)

 

Les résultats de l'enquête permettent de mettre en évidence la part du logement social dans l'ensemble des certifications environnementales des constructions de logements neufs. En 2014 et 2015, dans la région PACA, 11 450 logements ont été certifiés H&E, BDM ou NF HQE (logements ou maisons individuelles). Les logements sociaux représentaient près de 45 % de l'ensemble, avec 5 350 logements certifiés sur la même période. 

 

Une part qui a doublé en deux ans

Par ailleurs, si on analyse le poids du logement social sur les logements autorisés en 2014 et 2015, on s'aperçoit qu'il ne représente que 11 % du total. On voit qu'il soutient fortement la certification environnementale des logements, bien au-delà de son poids dans la filière. En 2014, c'était déjà le cas mais pas de façon aussi spectaculaire puisque le logement social ne représentait que 21 % des certifications de l'ensemble des logements. Son poids a plus que doublé en l'espace de deux ans. 

 

Un chiffre des certifications en hausse régulière

Deux phénomènes expliquent cette tendance. D'une part, les bailleurs sociaux ont plus souvent recours aux certifications dans leurs opérations de construction neuve. D'autre part, avec la fin de l'amortissement Scellier qui les rendait obligatoires, les promoteurs immobiliers privés ont réduit leur recours aux certifications. De la même façon, l'application de la RT 2012 a rendu caduques les recours aux anciens labels énergétiques. 

Si on analyse l'ensemble des logements engagés dans une certification environnementale en région PACA, publics comme privés, on s'aperçoit que leur nombre est en légère hausse constante depuis 2011.

 Julien Cappa : "La performance est privilégiée"

Julien Cappa est chargé d'études "construction durable" à la CERC PACA (photo J. Cappa - CERC)


La troisième vague d'enquête sur la qualité environnementale des logements sociaux neufs vient de se terminer. Quels enseignements en tirez-vous ?

Tout d'abord, je voudrais préciser que, sur ces trois vagues d'enquêtes, nous avons pu étudier 238 opérations de construction qui représentent 9200 logements. C'est une formidable base de données que nous pourrons réinterroger si un besoin était formulé. 

Il y a une réelle évolution dans la pratique des bailleurs entre la première et la troisième vague d'enquête. Sur la première, la RT 2012 n'était pas encore en application et on voit bien que la préoccupation de la qualité environnementale était très grande. Ensuite, durant la deuxième vague, il fallait appliquer la RT 2012, l'énergétique a pris le pas sur l'environnemental. Les certifications étaient en baisse. Sur la vague 3, la RT 2012 a été digérée, si je puis dire, et les bailleurs sont beaucoup plus dans l'expérimentation, en privilégiant l'architecture bio-climatique et en anticipant ce que pourrait être la RT 2020. 

Un élément nouveau cette année ?

On s'aperçoit que les bailleurs cherchent à optimiser la gestion des bâtiments et le coût de cette gestion. Ils préservent la performance énergétique et mettent en oeuvre des outils de suivi de ces performances. Ils pensent réellement le projet dans sa globalité et dans son utilisation future. On le voit bien avec les sensibilisations de plus en plus fréquentes des habitants. Dans le but d'obtenir une réelle efficacité de la performance énergétique.

 

 

 

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